Combien d’éléments compte le tableau périodique ?
118. C’est le nombre d’éléments dont le nom et le symbole sont approuvés par l’IUPAC, de l’hydrogène (1) à l’oganesson (118).
Mis à jour le 7 octobre 2026
La réponse courte, et ce qu’elle compte
Le compte donne 118 parce que le tableau va sans trou du numéro atomique 1 au 118, et que chacun de ces éléments a été synthétisé ou trouvé puis nommé formellement. Les quatre derniers noms — nihonium (113), moscovium (115), tennesse (117) et oganesson (118) — ont été approuvés par l’IUPAC en novembre 2016, ce qui a clos la 7ᵉ période.
Sur les 118, 94 existent dans la nature terrestre, au moins à l’état de traces ; le reste n’existe que sous forme d’atomes fabriqués en accélérateur, parfois une poignée, pendant des fractions de seconde. « Il existe 118 éléments » et « il y a 118 éléments autour de vous » sont donc deux affirmations très différentes.
Le compte détaillé
- Éléments nommés
- 118
- Présents dans la nature (traces comprises)
- 94
- Obtenus seulement en laboratoire
- 24
- Métaux
- 94
- Éléments sans nucléide stable
- 38
- Approbation des quatre derniers noms
- novembre 2016
Le nombre peut-il augmenter ?
En principe oui. Des laboratoires en Russie, en Allemagne, au Japon et aux États-Unis travaillent aux éléments 119 et 120, qui ouvriraient la 8ᵉ période. Rien n’est confirmé : une revendication ne devient un élément que lorsqu’un groupe de travail commun IUPAC-IUPAP accepte la découverte, et cela a pris des années dans tous les cas récents. En attendant, la réponse reste 118.
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D’où viennent les données
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Ce que le chiffre ne dit pas
Poids atomique, masse molaire et incertitude-type sont des notions de mesure : elles ne disent rien de la pureté, de l’état physique ni de l’isotope précis d’un échantillon réel.
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Quand les éléments ont été découverts
Sur les 118 éléments, 24 étaient déjà connus avant 1800, 80 ont été découverts ou créés au XXe siècle, et 5 seulement au XXIe. Le plus récent à recevoir un nom et un symbole est le Ts, en 2010.
Cette répartition explique pourquoi « 118 éléments » n’est pas une liste figée depuis toujours : le XXIe siècle a déjà produit un nouvel élément, et « Combien d’éléments compte le tableau périodique ? » est justement la page qui explique pourquoi le 119 n’est pas encore arrivé.
Les mots de cette page
Numéro atomique
Nombre de protons dans le noyau d’un atome, noté Z. C’est ce nombre, et non la masse, qui définit l’élément : tout atome avec 8 protons est de l’oxygène, qu’il ait 8 ou 18 neutrons.
Définition normalisée par IUPAC · Numéro atomique
Masse atomique
Poids moyen des atomes d’un élément, pondéré par l’abondance de chaque isotope dans la nature, en unités de masse atomique. Pour 14 éléments, la CIAAW publie un intervalle plutôt qu’une valeur unique, car cette abondance varie un peu d’un échantillon à l’autre.
Définition normalisée par CIAAW — Commission on Isotopic Abundances and Atomic Weights · Masse atomique
Isotope
Atomes d’un même élément (même nombre de protons) avec un nombre différent de neutrons, donc une masse différente. Le carbone-12 et le carbone-14 sont des isotopes du carbone ; seul le second est radioactif.
Bloc s/p/d/f
Découpage du tableau périodique selon le type d’orbitale qui reçoit le dernier électron de l’atome. Les métaux alcalins et alcalino-terreux sont dans le bloc s, la plupart des éléments du quotidien dans le bloc p, les métaux de transition dans le bloc d, et lanthanides et actinides dans le bloc f.
Définition normalisée par IUPAC · Bloc s/p/d/f
Incertitude-type
Marge accompagnant une valeur mesurée, le plus souvent notée entre parenthèses sur les derniers chiffres. Une constante « exacte par définition » a une incertitude-type nulle ; une constante mesurée, comme la constante gravitationnelle G, en porte toujours une.
Définition normalisée par BIPM — Bureau International des Poids et Mesures (SI) · Incertitude-type